Ciné-débat « Un pays qui se tient sage » lundi 2 novembre 18h à Jacques Tati – Orsay

Ciné-débat animé par ATTAC et LDH

Film suivi d’une rencontre avec

  • Nathalie TEHIO, membre du bureau national de la LDH et référente nationale des observatoires LDH
  • Nicolas THOMAS, Président de la section de l’Essonne du Syndicat des Avocats de France

https://www.mjctati.fr/cinema/un-pays-qui-se-tient-sage

Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. Ce film invite des citoyen•ne•s à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État.

« Tous les pays du monde sont confrontés aux violences policières.
Pour les démocraties, c’est un enjeu devenu crucial à leur propre survie.
Le film questionne cette définition de Max Weber :
« l’État revendique le monopole de la violence physique légitime »
Qu’est-ce que l’État ? La violence légitime ?
Qui lui dispute son monopole ? Et qui en tient le récit ? »

David Dufresne

« Voilà une classe qui se tient sage », disait un policier aux lycéens de Mantes-la-Jolie contraints à se mettre à genoux, pendant plusieurs heures, en décembre 2018, après une manifestation. Ces images, on les voit dans le film du journaliste David Dufresne, qui remplace « classe » par « pays » pour l’appliquer à la République française, dont les gouvernements prétendent s’appuyer sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Un pays qui se tient sage, interrogation sur le monopole de la violence légitime revendiqué par l’État, n’est pas qu’un catalogue impressionnant de brutalités atteignant leur paroxysme pendant la crise des « gilets jaunes ». Il demande aussi le dialogue entre tous les protagonistes, dialogue malheureusement refusé par la haute hiérarchie policière. Qu’à cela ne tienne, David Dufresne rapproche victimes éborgnées, syndicalistes policiers, juristes, historiens, avocats… « La démocratie, c’est le dissensus », dit la juriste Monique Chemillier-Gendreau dans une intervention éclairante. Une formule que pourraient méditer ceux qui, pour l’instant, ont choisi l’épreuve de force comme mode de gouvernance.

Philippe Berson (Le Monde Diplomatique)

La LDH soutient le film « Un pays qui se tient sage »

Interview du réalisateur à la Fête de l’Humanité

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