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Le désespoir n'est pas une option !
En France, côté social,
c'est une loi de financement de la Sécurité Sociale 2025 votée avec les insuffisances de moyens et rien pour résoudre les déserts médicaux, les déficits des hôpitaux publics. Les attaques contre les structures de proximité (centre de santé, centre périnatal,...) continuent. La privatisation de la santé est en cours... C'est la solidarité qui est en berne avec l'application du RSA conditionné depuis janvier 2025. Avec la nouvelle convention d'assurance chômage signée par les organisations syndicales et patronales majoritaires, les personnes privées d’emploi sont de plus en plus contraintes à accepter n’importe quel petit boulot sous-payé et sous-qualifié... Les personnes étrangères sont de plus en plus stigmatisées, après la loi Darmanin et récemment la circulaire Retailleau qui durcit considérablement les possibilités de régularisation : Priorité est donnée aux salariés dans les métiers en tension tandis que, pour les autres, la durée de présence en France susceptible de constituer un indice d’intégration pertinent est portée à sept ans.
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Côté climat et écologie,
2024 est la toute première année à avoir franchi la barre des 1,5°C et le seuil de réchauffement à long terme de 1,5°C contenu dans l'Accord de Paris pourrait être franchi avant la fin de cette décennie. Sous couvert de « simplifier » la vie des entreprises, la directive « Omnibus » de la Commission va démanteler nombre d’obligations en matière de durabilité et de protection des droits humains. Le projet de loi d'orientation agricole, définitivement adoptée le 21 février 2025, renforce la trajectoire agro-industrielle de l'agriculture, qui pourtant se heurte en permanence aux difficultés économiques sur des marchés mondialisés. Ce système est responsable de la diminution du nombre de paysan∙nes, de la disparition de centaines de milliers des fermes et de la destruction de notre environnement.
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Heureusement, quelques victoires ont été remportées récemment, comme celle contre l'autoroute A69 ou encore la protection de la population des risque liés aux Pfas, ces polluants éternels.
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Oui, l’actualité est déprimante mais il ne faut pas laisser l’abattement miner notre détermination ! C'est pourquoi nous vous donnons RV aux prochaines mobilisations
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● 8 mars : grève féministe !
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● 22 mars : Journée internationale contre le racisme
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● avril et mai : Printemps des Services publics
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8 mars 2025 : grève féministe !
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Mobilisées tous les jours contre le patriarcat, les politiques libérales et autoritaires et contre l’extrême droite. Le 8 mars, nous manifesterons, nous serons en grève féministe. Nous serons en grève sur nos lieux de travail, en grève du travail domestique et en grève de la consommation !
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Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête
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14h Place de la République jusqu'à la place de l'Opéra (Garnier)
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Départ groupé le long du RER B (wagon de tête) - Horaire RER B : gare Orsay 13 h 01
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Mobilisation du 22 mars Journée internationale contre le racisme
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Lors de la Journée internationale des migrants en décembre, les collectifs et organisations des deux cadres unitaires Marche des Solidarités et
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« Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés ».
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Attac appelle à rejoindre les mobilisations pour agir uni·e·s et rassemblé·es, le samedi 22 mars 2025, pour la Journée internationale contre le racisme, pour un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.
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L'Essonne défilera derrière la banderole unitaire des associations et syndicats, contre la loi Darmanin et la circulaire Retailleau et pour exiger l'ouverture de guichets en préfecture, le traitement des dossiers de régularisation et de renouvellement des titres de séjour, aujourd'hui encore plus qu'hier quasiment à l'arrêt.
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Un départ groupé sera organisé pour être à 14h place de la République à Paris.
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Printemps des Services publics
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Face aux budgets publics de plus en plus en berne pour l’école, la santé, la Sécurité sociale, la justice, l’accès aux services de proximité, comme celles des préfectures ou encore l’environnement, l’inquiétude du recul des services publics constitue une préoccupation largement partagée dans notre société. De nombreuses initiatives en faveur de la reconquête des services publics se multiplient en France, sous l’impulsion de syndicats et d'associations comme la Convergence des Services Publics ou le collectif Nos Services Publics. C’est ainsi qu’une campagne commune « Le Printemps des Services Publics » a été lancée d’avril à juin 2025 pour imposer et faire progresser cette thématique comme centrale dans le débat public.
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Cette campagne, qui débutera à l'hémicycle du CESE le 11 avril, sera marquée par un grand moment festif central mettant en valeur l’ensemble des initiatives et les convergences le 31 mai : Village des Services Publics à Paris, suivi d'un évènement festif au Point Éphémère.
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En Essonne, l'idée est née de créer un évènement décentralisé, avec l'objectif de dépoussiérer l'image faussée des services publics pour en refaire un moment joyeux et mobilisateur.
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De nombreuses organisations syndicales et associatives doivent se réunir prochainement pour définir le contenu, le lieu et la date (un samedi du mois de mai). Nous vous tiendons au courant.
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Victoire contre l'autoroute A69 !
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Communiqué de l'Alliance écologique et sociale
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La justice administrative annule l’autorisation environnementale pour la construction de l’autoroute A69 Castres-Toulouse. L’Alliance écologique et sociale salue cette décision du Tribunal Administratif de Toulouse. Malgré les tentatives des porteurs de projet d’instrumentaliser une soi-disant incompatibilité entre impératifs écologiques et sociaux, la mobilisation conjointe des collectifs de riverain·es, des syndicats de travailleur·euses et des associations environnementales a démontré l’incompatibilité de ce projet d’un autre âge avec les impératifs de la transition écologique et sociale.
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Cette décision est aussi un avertissement pour le gouvernement qui tente de faire passer en force de nombreuses décisions contraires aux intérêts des travailleur·euses et de l’environnement : dans un état de droit, il n’y a pas de place pour la stratégie du fait accompli, et la prise en compte de l’ensemble des composantes de la société est nécessaire pour construire les conditions d’un avenir souhaitable.
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L’Alliance écologique et sociale continuera à se mobiliser aux côtés des collectifs locaux et des organisations environnementales et syndicales au niveau local et national pour travailler à des alternatives justes et écologiques. À commencer par un renforcement du service public ferroviaire et un juste partage des ressources naturelles.
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Les terres agricoles sur le tracé doivent maintenant être restituées aux paysan·nes. Les écosystèmes restaurés et les arbres replantés. Les territoires défigurés doivent être remis en état Les militant·es poursuivis ou condamné·es (70 procès, 130 personnes poursuivies, une quarantaine interdit·es de territoire, des centaines de garde à vue, 1 personne incarcérée pendant 4 mois) doivent être amnistié·es. L'État, qui n'a pas digéré, a annoncé son intention de faire appel. Plutôt que de s'acharner à faire appel d'une décision de justice sans équivoque sur le fond, le gouvernement doit maintenant mettre en œuvre un moratoire sur les autres projets routiers anachroniques et tout aussi destructeurs qu'il appuie !
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Loi de financement de la Sécurité sociale 2025
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Le gouvernement ayant imposé le passage en force des 3 parties (exercice 2024, recettes et dépenses) par des 49.3, et les motions de censure ayant été rejetées, le PLFSS a été adopté le 17 février. Le Conseil constitutionnel a pu alors rendu son verdict : censure de la "taxe lapin" (visait à pénaliser les patients qui n’honorent pas leurs rendez-vous médicaux), ainsi que 13 autres cavaliers législatifs (mesures qui non pas à être prises dans le cadre du budget) comme la suppression du service du contrôle médical de l’assurance-maladie (qui aurait pu constituer une atteinte aux règles déontologiques et au secret médical)
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Le PLFSS a donc été publié le 28 février au Journal officiel, que l'on peut télécharger ici
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Ci-dessous le rappel des grandes lignes.
- progression de l’ ONDAM (objectif national de dépenses de l'Assurance maladie) de 3,3%, largement insuffisante au regard des besoins de financement de notre système de santé
- un milliard d’euros supplémentaire pour l’hôpital, également insuffisant loin des 6% demandés par la Fédération Hospitalière de France pour faire face à l'urgence et des 10% réclamés par les syndicats (services d’urgence saturés, des personnels épuisés et sous-payés)
- à mettre en parallèle avec les 3,5 milliards de déficit cumulé annoncé pour 2025 et les 30 milliards de dettes cumulées pour l'ensemble des hôpitaux (chiffre de 2022), sachant que la seule charge des intérêts de la dette des hôpitaux dépasse chaque année 1 milliard au grand bénéfice des banques
- trop légère hausse dans les EHPADs (300 millions) qui ne répondra pas aux exigences des besoins, scahant que les 2/3 des Ehpads sont en déficit; nullement question de s’attaquer au scandale des Ehpad privés très lucratifs, comme celui d’Orpéa !
- allègement ridicule des exonérations de cotisations sociales versées par les entreprises (près de 90 Md€ soit 25 Md€ de plus qu’en 2021). Rappelons qu’il n’existe pas de liens entre efficacité économique et coût salarial. Ce sont les entreprises du CAC40 qui profitent à plein de ces exonérations de cotisations sociales et versent à leurs actionnaires des dividendes records, près de 100 Md€ en 2024 !
- renforcement de la lutte contre la fraude, mais avec en ligne de mire les assuré·e (par échanges de données entre Assurance maladie et les complémentaires et l'utilisation du dossier médical partagé). Il s'agit d'un véritable flicage des assurés et non leur accompagnement, alors que l’essentiel de la fraude sociale estimée à 13 milliards selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale provient pour les 2/3 des employeurs et professionnels de santé. De plus des formulaires seront à remplir par les médecins pour justifier leurs actes et l'accord ou pas sera donné par la sécurité sociale
- Coup de rabot de 111 millions sur l'enveloppe de l'AME (aide médicale d’État destinée à soigner les immigrés en situation irrégulière, de faible revenu) alors qu'il n’y a que la moitié des personnes éligibles qui réussissent à obtenir cette aide
- l'abandon du projet de hausse du « ticket modérateur » sur les consultations médicales et les médicaments (part laissée à l’assuré et aux assurances complémentaires) a été compensé par une taxe de 1 miliard sur les complémentaires santé qui se répercutera sur les cotisations des assuré·es !
- le remboursement des arrêts maladie passe de 100 à 90 % pour les fonctionnaires, le plafonnement des indemnités journalières passe de 1,8 à 1,4 smic pour le privé
- absence de politique ambitieuse de formation des professionnel·les de santé, avec un risque de dévoiement et d'utilisation pour fermer des lits.
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Impôt minimum pour les ultrariches !
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La proposition de loi visant à instaurer une taxe de 2% sur les fortunes de plus de 100 millions d'euros a été votée le 20 février par les députés. Cette contribution rapporterait entre 15 et 25 milliards d’euros de recettes par an, selon la rapporteure de la proposition de loi Eva Saas, qui cite une estimation de Gabriel Zucman. Actuellement, les milliardaires ne paient en réalité (chaque année) en moyenne que 0,2 % de leur patrimoine en impôts sur le revenu. Cette contribution viendrait compléter cet écart pour atteindre 2 %, soit une imposition supplémentaire de 1,8 % pour cette fraction de contribuables, ce qui permettrait de rééquilibrer le système fiscal. Invité de « À l’air libre », l’économiste Gabriel Zucman détaille dans cette vidéo la proposition de loi écologiste, et dont il a été à l’initiative.
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De son côté, Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics a déclaré « C’est une très mauvaise idée » et prépare une version fondée sur le même principe, mais édulcoréet. Elle partage avec les autres défenseurs des ultrariches un ensemble de cinq grands arguments qui ne tiennent pas la route, comme l'a montré le magazine Alternatives Economiques, et résumés ci-dessous.
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1. « Ils vont quitter la France »
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En fait, les mouvements transfrontaliers de très riches contribuables français ne concernent que quelques centaines de personnes sur les 150 000 qui étaient redevables de l’ISF, soit 0,1 à 0,2 % des personnes concernées. De plus, la proposition de loi suggère que, à partir de dix ans passés en France à accumuler de la fortune, ceux qui partent seront toujours redevables de l’impôt durant les cinq années qui suivent leur départ (aux Etats-Unis, il n’y a aucune limite : l’impôt est dû à vie)
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2. « En spoliant les riches, ils vont arrêter d’investir »
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Pour évaluer le coût fiscal porté par ces ultrariches il faut prendre en compte le rendement, estimé à plus de 7 %, qu’ils reçoivent chaque année de leur patrimoine. Avec une taxe de 2 %, le patrimoine des ultrariches continuera à croître de plus de 5 % par an. Spoliation, vraiment ?
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3. « Ils devront vendre leurs actions pour payer car ils n’ont pas de liquidités »
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Si le patrimoine financier est généralement majoritaire à ces niveaux de fortune, il n’est pas le seul élément de celle-ci. Selon le Conseil des prélèvements obligatoires, « pour les 40 000 foyers fiscaux du dernier millième de la distribution, les revenus du capital représentent 61 % des revenus totaux, et jusqu’à 86 % des revenus des 4 000 foyers fiscaux du dernier dix millième ». Pas de quoi s’inquiéter pour réussir à mobiliser l’argent de la taxe.
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4. « C’est anticonstitutionnel »
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En fait, le Conseil constitutionnel a indiqué qu’il était possible de réintégrer, dans la liste des revenus à prendre en compte, ceux issus de sociétés contrôlées par le contribuable si leur existence a pour objet principal d’éluder tout ou partie de l’impôt – ce qui est le cas des holdings financiers regroupant la fortune financière des ultrariches. Et comme on dispose maintenant d’études qui démontrent la sous-taxation des ultrariches français, il serait difficile pour le Conseil constitutionnel de ne pas en tenir compte.
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5. « Votre truc, c’est du doigt mouillé »
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Il est vrai que depuis qu’Emmanuel Macron a supprimé l’ISF, il n’y a plus de déclarations fiscales, et la connaissance précise de la fortune non immobilière des très riches a régressé. Les recettes escomptées doivent donc être basées sur différents scénarios, donnant une fourchette basse de 15 milliards et une fourchette haute de 25 milliards. Cela souligne plutôt le côté raisonnable du travail réalisé.
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Les Universités d’Été des Mouvements Sociaux et des Solidarités (UEMSS) sont organisées tous les deux ans depuis 2018 par un large collectif d’associations, de syndicats, de collectifs citoyens. A chaque fois, c’est près de 2000 personnes ont participé à ces rendez-vous. Après Grenoble (2018), Nantes (2021), Bobigny (2023), nous nous retrouverons du 23 au 26 août prochain à Bordeaux. https://www.uemss.org/
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Dans le contexte actuel, national et international, marqué par la montée en puissance des régimes autoritaires et les idées nauséabondes de l’extrême droite, par la crise climatique et ses conséquences, par les guerres (notamment en Ukraine et en Palestine) et les tensions internationales, par l’accentuation des inégalités et des discriminations, et par la répression des mouvements sociaux et les atteintes aux droits fondamentaux, nous retrouver dans la diversité de nos mouvements est indispensable !
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Cette UEMSS 2025 permettra de confronter nos réflexions, de mettre en commun nos analyses et nos alternatives, de travailler à développer nos alliances et nos stratégies d’action, pour renforcer nos mouvements, nos mobilisations et nos solidarités !
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Des membres d'Attac N91 se rendront à cette université, allons-y ensemble, nombreuses et nombreux !
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Depuis 26 ans, Attac se mobilise en toute indépendance contre le pouvoir de la finance et des multinationales, pour la justice climatique et sociale. Grâce à votre soutien, quoi qu’il arrive, nous continuerons à agir en 2025 pour faire gagner les exigences de justice sociale et climatique, de solidarité, de rassemblement des mouvements sociaux et écologistes !
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La justice fiscale, sociale et écologique nous concerne Tous·tes. C’est pour défendre cet idéal qu’Attac se bat et forme ses militant·es. Depuis 26 ans, nous participons sans relâche aux mouvements sociaux qui résistent aux politiques injustes, écocidaires et d’extrême-droite. Pour montrer qu’un autre monde est possible. L’actualité est déprimante mais il ne faut pas laisser l’abattement miner notre détermination. Pour cela, il faut des forces militantes et financières. Alors, plus que jamais, c’est le moment de rejoindre Attac !
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